Mains instables, contact irrégulier : 4 outils pour améliorer le contact avec la bouche du cheval
Les dents du cheval sont souvent méconnues, alors qu’elles influencent directement sa santé, son confort et même ses performances. Leur croissance, leur usure et leurs particularités cachent des faits étonnants que tout propriétaire devrait connaître.
Dans cet article, découvrez 4 informations surprenantes sur les dents de votre cheval.
Ou du moins, normalement. En effet, le cheval possède entre 36 et 44 dents :
avec en option selon les individus :
La différence entre mâles et femelles se situe principalement au niveau des canines : la plupart des étalons et des hongres possèdent 4 canines, tandis qu’elles sont généralement absentes ou très peu développées chez les juments.
Cette particularité s’explique par le rôle des hormones sexuelles dans le développement de la dentition. Les canines sont en effet beaucoup plus développées chez les mâles et étaient autrefois utilisées lors des interactions et des combats entre congénères. Chez les juments, elles sont généralement absentes ou très discrètes.
À noter qu’elles peuvent cependant être absentes chez certains mâles dits écaillons, et présentes chez certaines femelles dites brehaignes.
Contrairement à une idée reçue, les dents du cheval ne poussent pas réellement en continu tout au long de sa vie.
Le cheval est dit hypsodonte, ce qui signifie qu’une grande partie de ses dents est initialement cachée dans sa mâchoire. Au fil des années, cette réserve dentaire émerge progressivement pour compenser l’usure provoquée par les nombreuses heures de mastication quotidiennes.
👉 C’est cette sortie progressive de la dent qui donne l’impression qu’elle pousse en permanence.
D’ailleurs, la mâchoire supérieure du cheval étant plus large d’environ 30 % que l’inférieure, les dents ne s’usent pas de façon parfaitement homogène. Cette particularité favorise l’apparition de surdents et explique pourquoi un suivi dentaire régulier est recommandé.
Même si elles sont moins fréquentes que chez les humains, les chevaux peuvent en effet avoir des caries.
Elles touchent surtout les molaires et peuvent être favorisées par une alimentation riche en sucres ou en mélasse. Si elles ne sont pas prises en charge, elles peuvent provoquer des douleurs, une mauvaise mastication et des complications comme des abcès. Un suivi dentaire régulier reste donc essentiel pour les prévenir et les traiter à temps.
Entre 1 et 5 ans, le jeune cheval perd ses dents de lait (incisives et prémolaires), soit 24 dents au total, remplacées progressivement par les dents définitives. Les molaires, elles, sont directement permanentes et apparaissent jusqu’à 3–4 ans.
Durant cette période, la bouche du cheval est d’autant plus sensible.
La dentition du cheval réserve bien des surprises et joue un rôle central dans son bien-être et son aptitude à travailler. Mieux connaître son fonctionnement et ses particularités permet d’anticiper les problèmes et d’assurer un suivi adapté. Un contrôle régulier reste donc la clé pour garder un cheval en pleine forme et serein au travail comme au repos.
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