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On entend souvent dire qu’un cheval qui salive est un cheval décontracté. Pourtant, il s’agit là d’un raccourci beaucoup trop simple de la réalité des choses… Si la salivation peut en effet être un signe de décontraction, elle peut, au contraire, être un signe de contraction extrême.
Alors, comment interpréter la salivation du cheval au travail ? Pourquoi le cheval salive-t-il ? Y a-t-il plusieurs types de salive ? Comment savoir si votre cheval est décontracté ? Cet article vous aide à y voir plus clair.
La salive est un liquide biologique sécrété à l’intérieur de la bouche par les glandes salivaires. En mâchant, le cheval active ses glandes salivaires, qui se mettent alors à produire de la salive.
Quand il mange, la production de salive augmente. Comme chez l’humain, elle va imprégner les aliments et les préparer à la digestion.
Au travail, la salivation s’intensifie avec la présence du mors dans la bouche. Elle est d’ailleurs primordiale, car elle permet de lubrifier le mors et de limiter les frictions sur la langue et les lèvres.
Même si elle dépend de plusieurs facteurs, la production de salive peut être stimulée par des stimuli extérieurs (odeurs, goûts…) ou neuropsychologiques (stress, douleur, sensation agréable…).
C’est là toute la nuance : la salivation peut apparaître dans un contexte de bien-être… mais aussi en réponse à une gêne, une douleur ou un stress. Qui plus est, tous les chevaux ne salivent pas de la même manière : certains produisent plus de salive que d’autres.
À retenir : la salivation du cheval est un phénomène naturel, mais son interprétation dépend du contexte.
Nos chevaux salivent de différentes façons selon la situation. Ainsi, on distingue 2 grandes sortes de salive différentes :
Un cheval ayant une bouche mobile et décontractée devrait avoir de la salive mousseuse sur le bord des lèvres. À l’inverse, une bouche avec de longs fils de bave qui en sortent traduit un cheval très contracté, généralement avec une mâchoire peu ou pas mobile.
L’aspect de la salive donne donc un indice… mais ne doit jamais être analysé seul.
Qui n’a jamais vu la bouche d’un cheval dégouliner d’une mousse baveuse et blanche ?
Si saliver pendant le travail est tout à fait normal pour un cheval, il ne faut pas tomber dans l’excès de l’hypersalivation.
Une salivation excessive n’est pas un signe de décontraction, mais souvent un signe que le cheval ne parvient pas à déglutir correctement. Plusieurs causes sont possibles :
Dans ces situations, la mousse abondante n’est pas le signe d’un cheval “qui travaille bien”, mais d’un cheval qui compense.
La salivation seule ne suffit jamais pour juger de la décontraction. Pour savoir si un cheval est réellement décontracté, il faut observer l’ensemble de son fonctionnement.
Que le cheval salive ou non, la première chose à observer est la mobilité des mâchoires et de la langue. En effet, la langue est directement connectée à la chaîne musculaire du cheval. Une tension dans la bouche peut donc impacter tout le corps.
Lorsqu’un cheval se décontracte dans la mâchoire, il effectue un certain mouvement de langue qui s’accompagne de déglutition. Cette décontraction se propage alors au reste de sa chaîne musculaire, et c’est ainsi qu’on obtient une véritable décontraction.
À l’inverse, une contraction anormale de la mâchoire entraîne un verrouillage de l’articulation temporo-mandibulaire, ce qui crée des tensions qui se répercutent sur l’ensemble de son corps.
Une bouche réellement décontractée est mobile, souple et capable de déglutir régulièrement.
Un cheval qui travaille dans la décontraction présente un bon équilibre. Ses abdominaux sont engagés, sa ligne du dessus est tendue sans rigidité, et il engage ses postérieurs sous la masse avec impulsion. La décontraction se voit dans le mouvement global, pas uniquement dans la bouche.
Si, quand vous avancez la main vers la bouche de votre cheval, son équilibre et sa locomotion se modifient, c’est un signe qu’il s’appuie sur le mors en continu et qu’il utilise votre main comme point d’appui.
Or, un cheval réellement décontracté conserve son équilibre avec un contact léger et stable. Un bon contact est doux, constant et sans dépendance.
La décontraction de votre cheval ne se limite pas à sa salivation. Si celle-ci peut être un indicateur intéressant, elle ne suffit pas à juger de la qualité du travail.
Un cheval qui salive n’est pas forcément décontracté. Ce qui compte, c’est l’observation globale : mobilité de la mâchoire, qualité du contact, équilibre, locomotion et engagement. C’est l’ensemble de ces éléments qui permet de savoir si votre cheval travaille dans la justesse… et non la quantité de mousse au bord des lèvres.
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